Devant l’enthousiasme des consommateurs, les entreprises établies et les startups seront nombreuses à vouloir investir dans la fabrication d’objets connectés pour profiter de cette manne. Mais avant de se lancer, celles-ci devront faire attention de ne pas commettre d’erreurs lors de la création de leur produit. En voici trois à éviter, afin d’en assurer le succès commercial.

Un design trop compliqué

Bien sûr, l’objet doit être visuellement attirant et se démarquer des autres, donc un effort doit être fait en ce sens. Mais l’objet connecté qui attirera le plus le consommateur est celui qui sera le plus simple, et non pas celui qui offre une multitude de fonctions et dont la mise en marche et l’utilisation demandent un épais mode d’emploi. Par exemple, le Nest Learning Thermostat qui peut être installé par le client en moins de 30 minutes, puis qui se programme automatiquement selon les habitudes des résidents de la maison.

Le consommateur étant familier avec l’environnement des applications pour smartphones, les fabricants peuvent intégrer les tâches plus complexes de l’objet à une application mobile et n’afficher que les informations essentielles sur l’objet-même grâce à des voyants lumineux. Dans le meilleur des mondes, le consommateur comprendra le fonctionnement de l’objet en un coup d’œil et son utilisation au quotidien sera tout aussi simple.

Omettre de sécuriser l’objet

Plusieurs auront entendu l’histoire de ces « hackers » qui ont réussi à prendre le contrôle d’un moniteur pour bébé au Texas. De plus, tout objet dit intelligent et connecté à Internet peut être trouvé et surveillé grâce à des moteurs de recherche tel ShodanHQ. Les cybercriminels pourraient ainsi contrôler l’ouverture de nos portes, la sécurité de nos maisons ou même nous surveiller directement grâce à la webcam de notre téléviseur.

Et qu’en est-il des données personnelles partagées par ces objets? Récemment, CNN rapportait le cas de messages vocaux enregistrés à partir des ours en peluche CloudPet Toys pourraient poser des risques pour la vie privée des enfants. Une vulnérabilité au niveau de la sécurité permettait à quiconque de visualiser des informations personnelles, des photos et des enregistrements de voix d'enfants.

Alors que le consommateur se voit de plus en plus perdre le contrôle sur sa vie privée, le fabricant d’objets connectés doit absolument garantir la sécurité de son produit afin de rassurer ses clients.

Une source d’alimentation mal adaptée

La question de l'adaptation de la source d’alimentation du produit ainsi que de sa consommation est essentielle. En effet, un objet que l’on doit brancher toutes les heures alors que nous ayons besoin de nous en servir pendant une période de temps plus longue, créera de la frustration chez le client qui finira par le délaisser. Aussi, un objet connecté qui ne s’allume qu’une ou quelques fois par période de 24 heures pour transmettre des données, n’aura pas un besoin d’énergie très élevé.

Dépendamment des fonctions envisagées, du type de mesure à effectuer et leur niveau de précision, mais aussi la fréquence des envois de données, les paramètres à considérer lors du design de l’objet connecté varieront donc beaucoup. Que l’objet comporte une balise GPS ou non, qu’il émette un message toutes les dix minutes ou une fois par semaine, les besoins en énergie ne seront pas les mêmes.

Il est évident que pour les fabricants, la source d’alimentation peut imposer une contrainte lors de la phase de design et ils devront donc trouver la source d’énergie la mieux adaptée à leur produit et à l’utilisation qu’en fera le consommateur.